Quand la tempête intérieure gronde : retrouver son ancrage
- Hélène Cabinet Soham
- 19 mai
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 juin
Il ne s’agit pas de résister aux vagues. Il s’agit de trouver ce qui, en vous, ne bouge pas.
Le monde va vite. Les journées s’enchaînent. Les pensées s’agitent.
Le corps suit, tendu, épuisé, parfois perdu.
Et pourtant, quelque chose en vous est stable.
Quelque chose qui était là avant la tempête. Quelque chose qui sera là après.
Ce quelque chose, c’est votre ancrage.
Ce que nous apprend la mer déchaînée
J’ai observé cette semaine un morceau de bois planté dans des rochers. Autour de lui, les vagues s’écrasaient avec violence. L’écume volait. Le vent forçait.
Et lui, il tenait.
Pas parce qu’il était le plus solide. Pas parce qu’il était le plus grand. Mais parce qu’il était ancré.
La nature nous enseigne cela en silence, si on accepte de la regarder vraiment.
Ce qui tient dans la tempête n’est pas toujours ce qui est le plus fort. C’est ce qui est le mieux enraciné.
Le retour à soi : qu’est-ce que c’est vraiment ?
On parle beaucoup de “retour à soi” dans le monde du bien-être. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Ce n’est pas fuir le monde.
Ce n’est pas s’isoler.
Ce n’est pas atteindre un état de paix permanente.
Le retour à soi, c’est apprendre à reconnaître, au milieu du bruit, au milieu de l’agitation, ce point fixe qui est en vous.
Ce point fixe, le yoga l’appelle le Soi. L’ayurveda le situe dans le ventre, dans le centre du corps. La pleine conscience nous invite à y revenir, souffle après souffle.
C’est un endroit que vous connaissez déjà. Vous l’avez simplement perdu de vue.
Pourquoi nous nous déracinons ?
La vie moderne est une machine à déraciner.
Les écrans qui captent notre attention. Les injonctions à performer, à produire, à être toujours disponibles. Les émotions non digérées qui s’accumulent. Le stress chronique qui contracte le corps et déconnecte l’esprit.
À cela s’ajoutent, pour beaucoup de femmes, les bouleversements hormonaux, les cycles, la périménopause, la ménopause , qui modifient profondément le rapport au corps et à soi-même.
On ne se reconnaît plus.
On se sent étranger - ère à son propre corps.
On cherche quelque chose qu’on ne sait pas nommer.
Ce quelque chose, c’est l’ancrage.
Le corps comme point de retour
Dans toutes les traditions que je pratique et enseigne, yoga, ayurveda, pleine conscience, il y a une conviction commune :
Le corps est le premier lieu du retour à soi.
Pas le mental. Pas les pensées. Le corps.
Parce que le corps, lui, est toujours là. Il est toujours présent. Il respire. Il bat. Il sent.
Quand tout s’agite dans notre tête, le corps est encore là, à attendre qu’on revienne.
La méditation debout que je vous propose s’appuie sur cette conviction. Debout, pieds à plat sur le sol, on mobilise l’ancrage, l’appartenance à la Terre.
On ne cherche pas à vider son esprit.
On cherche à sentir ses pieds.
C’est tout. Et c’est immense.
Ce que vous pouvez faire chaque matin
🌿 Au réveil, avant de prendre le téléphone, posez les deux pieds à plat sur le sol. Sentez le contact. Trois respirations. Vous êtes là.
🌿 Dans la journée, quand vous sentez que vous en avez besoin, une main sur le ventre. Une inspiration. Revenez ici, maintenant.
🌿 Le soir, avant de dormir, un moment sans écran. Juste vous, votre souffle, le silence. Laissez la journée se déposer.
Doux rappel
La tempête ne disparaît pas parce qu’on pratique le yoga ou la méditation.
Les vagues continuent de se lever.
Mais quelque chose change, progressivement, doucement. On cesse de s’identifier à la tempête. On commence à sentir qu’on est le rocher. Qu’on est le bois planté dans la roche.
Ancré. Vivant. Présent.
Ce qui tient dans la tempête n’est pas toujours le plus solide. C’est le mieux ancré.
🌿 Hélène


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